ÊTRE, puis AVOIR

Tim Grover, le super-entraîneur particulier des vedettes de la NBA, avec Dwyane Wade.

Pour avoir ce que vous voulez vraiment, vous devez d’abord être ce que vous êtes vraiment.
-Tim Grover, l’entraineur de Michael Jordan, Kobe Bryant et Dwayne Wade, tiré de son livre RELENTLESS

ÊTRE et AVOIR.

Ces 2 verbes sont les piliers de la langue française. Ils sont omniprésents et semblent la tenir à bout de bras. À l’école, on nous dit de ne pas trop les utiliser afin de nous inciter à varier notre vocabulaire. Mais puisqu’ils sont si importants, devrait-on les utiliser autant que l’on veut? Et devrait-on en privilégier un plus que l’autre?

Prudence: ÊTRE et AVOIR peuvent être dangereux lorsque mal utilisés. Et je ne parle pas de fautes de syntaxe; je fais référence aux influences que ces verbes peuvent avoir sur nous.

Prenons une simple phrase comme “J’AI faim”. Qu’est-ce que J’AI en réalité? Rien. Au contraire, je me trouve dans un état ou il me manque quelque chose, car je ne SUIS pas comblé. Ou bien “J’AI peur”. Il n’y a rien à posséder dans cette situation. Il y a seulement quelqu’un qui doit ÊTRE rassuré.

Le verbe AVOIR prend même plus de place dans la lange française que dans la langue anglaise.

Anglais: « There IS a key there ». « I AM 20 years old ». (verbe être)

Français: « Il y A une clé là-bas ». « J’AI 20 ans ». (verbe avoir)

À bien y penser, n’est-ce pas un peu bizarre de devoir utiliser le verbe AVOIR juste pour indiquer où se trouve une clé ou notre âge?

Ces caractéristiques linguistiques sont bien ancrées en nous. “AVOIR” quelque chose devient l’une des premières expressions que les enfants maîtrisent. Puis au fil des ans, ce sont nos souhaits, nos choix et notre façon de vivre qui sont influencés par la prédominance de ce verbe dans notre langage. AVOIR la bonne sorte de shampoing pour ÊTRE plus beau. AVOIR la bonne voiture pour ÊTRE plus aventureux. AVOIR le nouveau iPhone pour ÊTRE à la mode.

L’équation doit être renversée.

Avant d’AVOIR ce que l’on veut vraiment, il faut d’abord ÊTRE qui l’on est vraiment.

Ce que l’on veut, ce n’est pas AVOIR le shampoing, la voiture ou le iPhone. C’est le sentiment d’ÊTRE beau, admiré et accepté. Le chemin pour y arriver n’est pas la pharmacie, le concessionnaire ou le Apple store. En apparence, ils y mènent… jusqu’à ce que le décor tombe et que l’on se retrouve au même endroit qu’auparavant, un peu plus pauvre et plus déçu.

Le vrai chemin est plus difficile à suivre car il nécessite de changer pour ÊTRE qui l’on est vraiment. Changer de travail pour se sentir accompli? Changer ses habitudes pour perdre 10 livres? Le parcours est plus long et ardu. Mais après quelques temps à le parcourir, un constat s’impose: on EST enfin qui l’on est. Et c’est ça la meilleure chose à AVOIR.

L’auteure de Harry Potter, J.K. Rowling, est l’auteure de littérature pour enfant ayant vendu le plus de livres. Mais avant d’y arriver, elle était une mère monoparentale, recevait de l’aide sociale et a été rejetée par plusieurs éditeurs. Elle ne voulait pas AVOIR des millions de dollars, elle voulait ÊTRE une auteure.

Dans le monde du sport, l’étoile de la NBA Dwyane Wade vivait une période difficile durant la fin de saison de 2012. C’est en prenant du recul pour oublier tout ce qu’il AVAIT (pression des fans et des médias, des blessures, des millions) pour se recentrer sur ce qu’il ÉTAIT (une étoile du basketball) qu’il a pu remporter le championnat.

ÊTRE avant d’AVOIR.

C’est la voie du succès, même si notre langue veut parfois nous dire le contraire!

A propos de Maxime B.-Roy 26 Articles
Pharmacien et passionné de santé, psychologie, alimentation et techno! Je me plais à y trouver un fil conducteur!

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